Osons les méthodes agiles

Les acteurs des Systèmes d'Information s'accordent à reconnaître aux méthodes agiles d'indéniables avantages : éviter les effets tunnel, emporter l'adhésion des utilisateurs, garantir un produit fini adapté au besoin...

 

Pourtant et ce malgré de nombreux motifs d'insatisfaction, la majorité des projets des grandes organisations sont encore menés en méthode classique et autres cycles en V. Les métiers se lassent des projets qui ne tiennent pas leurs promesses quand ce ne sont les directions des systèmes d'information qui doutent elles-mêmes de leur efficacité. 

Alors pourquoi tant de réticences lorsqu'on évoque l'idée de passer en méthode agile ? Sans doute la peur de l'inconnu…

Prenons le pilotage du projet : les méthodes agiles ne permettraient pas de savoir où l'on va, de fournir une estimation et un planning de projet. Ce qui est faux : en méthode Scrum par exemple, l'évaluation de la complexité est collégiale et elle est d'autant plus fiable qu'elle émane de ceux-là même qui sont chargés de mettre en œuvre le projet. Quant à la vélocité de l'équipe, elle se mesure et s'affine au cours des premiers sprints. La projection devient alors aisée et de bonne qualité. En cas d'anticipation de dépassement budgétaire, les objectifs métiers peuvent être repriorisés avant chaque nouveau sprint garantissant ainsi un livrable optimisé par rapport à l'investissement consenti.

Plutôt qu'à s'illusionner en contractualisant tout pour mieux rechercher ensuite des coupables, faisons plutôt confiance à l'humain, son pragmatisme, sa motivation, son implication, son professionnalisme. C'est ce que nous proposent les méthodes agiles et c'est pour cela qu'elles peuvent tenir leurs promesses de réussite et d'adéquation au besoin.

Depuis plusieurs années, BI consulting mène des projets de grande envergure en méthode agile. Forts des retours très positifs des métiers et des équipes projets, nous en a fait un pilier de son offre de gestion de projet.

Marc O.